Administration La Firme marketing (00:50)
On se lance dans un épisode de J'aime ta compagnie et aujourd'hui je suis vraiment très très excitée d'accueillir une de mes amies. C'est une amie que je connais depuis maintenant près de 20 ans quand même, donc je pense que je peux parler d'amitié vous présente nulle autre que Catherine Lucier. Catherine Lucier qui est actuellement directrice aux communications du théâtre Dubique, elle a un profil...
communication de la culture actuellement et je voulais l'inviter ici pour parler du rayonnement de la ne pas aller trop loin dans le contenu tout de suite, je veux qu'on en discute, mais quelque chose que j'ai observé dans le monde de la culture, c'est qu'on peut
à s'approprier certains cas des communications, du marketing, des meilleures pratiques et passer à côté d'une superbe
d'ajouter des outils pour faire rayonner la culture pleinement.
Alors, bienvenue Catherine au balado! T'arrives comment aujourd'hui?
Catherine Lussier (01:47)
J'arrive un peu nerveuse, j'ai envie de dire des choses pertinentes, j'ai envie de montrer que les travailleurs culturels sont des gens hyper passionnés, avec plein de bonnes intentions, et c'est pas de la demi-mesure, c'est de même que j'arrive je pense.
Administration La Firme marketing (02:03)
Plongeons tout de suite dans l'épisode à savoir qu'est-ce qui t'a amené à œuvrer dans le milieu culturel, parce que nous, il le dire. On s'est connus au baccalauréat en stratégie de production culturelle et médiatique de l'UQAM, de l'École des médias de l'UQAM. On s'est connus sur le comité des diplômés et...
De ma perspective, t'es en communication de la culture depuis le baccalauréat, mais toi, qu'est-ce qui t'a amené dans ta tête à œuvrer en culture?
Catherine Lussier (02:31)
En fait, d'abord et avant tout, c'était ma passion. Moi, j'ai fait du théâtre quand j'étais jeune, j'ai baigné dans ce milieu-là. Je suis abonnée au théâtre depuis que j'ai l'âge de 14 ans. Donc, c'est sûr que quand j'ai décidé de passer de l'autre côté de ne oeuvrer en tant c'est une évidence pour moi que j'avais envie de travailler. En fait, mon rêve, c'est de continuer à travailler dans le culturel, même si ce n'est pas ce que j'ai fait nécessairement à certains endroits. J'ai travaillé en événementiel, en philanthropie pendant une quinzaine
J'ai fait d'autres choses, puis à quelque part, je suis revenue dans ça comme un beau hasard de la vie, mais j'imagine que j'étais prédestinée dans le sens que depuis le début, c'est vraiment ce que je recherchais comme poste, ce qui me motivait le plus.
Administration La Firme marketing (03:14)
Je me souviens de toi qui allais beaucoup au théâtre. C'est drôle parce qu'à Rimouski, on se croise souvent. Moi, les trois fois que je sors au théâtre dans mon année, je te croise!
Catherine Lussier (03:26)
C'est ça que... Moi je dis que je une consommatrice professionnelle d'art de la scène. Donc que ce soit du théâtre, de la danse, mais aussi des shows de musique en chansons, tout ça c'est quelque chose qui me passionne. Mon budget discrétionnaire il est très Il en a beaucoup qui va là-dedans. Autant moi que pour familialement parlant, mes enfants sont très très col... Ils en consomment énormément aussi. Ça c'est un très...
une caractéristique très très récurrente chez les spectateurs des arts. En fait, c'est des gens qui vont... Il a pas beaucoup de monde qui sortent, mais ceux qui sortent sortent quand même souvent. souvent, c'est une clientèle qu'on beaucoup beaucoup. Il y a beaucoup de fan base entre guillemets très très présent, très investi. Donc c'est un type de clientèle qui est particulier.
Administration La Firme marketing (04:17)
Et puis moi, souvent, que je dis, c'est que, en fait, mon observation, on est dans une économie en cas, OK? Il y a toujours des gens qui ont plus d'argent. Puis ceux qui en ont beaucoup, ils en ont toujours plus. Puis ceux qui n'en ont pas, ils n'en ont pas, OK? Puis toujours moins. Sauf que ceux qui en ont, ils ont de l'argent à dépenser, entre guillemets, dans vie. Puis moi, ce que j'aime des arts vivants, des arts de la scène, c'est que, comme aller dans des bons restaurants, c'est que tu mets ton argent...
C'est de l'argent qui est investi localement dans de la création, dans de la créativité et c'est écologique. Parce que si tu achètes un autre plus gros VUS, un gros pick-up, que tu voyages 5 fois par année pour, en guillemets, dépenser ton argent quelque part, refaire ta cuisine que tu as refaite il a 5 ans, mais parce que tu t'ennuies et que as trop d'argent, tu refais ta cuisine, ben c'est vraiment pas écolo. Alors moi, pour ceux qui nous écoutent et qui ont plein d'argent à investir, comme tu dis, le budget discrétionnaire, c'est chouette quand ça va là.
Catherine Lussier (05:09)
Absolument, puis j'ai envie de rebondir là-dessus et de dire que, 2026, on est beaucoup beaucoup à la recherche d'expériences qui sont authentiques. On cherche moins le phonie, la désinformation, on est un peu désillusionnés. Tout ça, puis les arts de la scène en général, ça devient vraiment une façon de connecter avec les gens, puis d'être dans le moment présent. C'est quelque chose qui est difficile à acquérir, si on veut, dans notre génération d'aujourd'hui. Ça fait c'est vraiment quelque chose. On ne pas se sauver. On est là devant l'artiste qui se met à nu devant nous.
à peu près un des lieux où on peut encore avoir autant d'authenticité. Donc c'est un investissement qui vaut la peine d'être vécu, ça c'est certain.
Administration La Firme marketing (05:49)
le temps s'arrête dans un art vivant. C'est comme si on arrive à arrêter un peu le temps puis à vivre quelque chose d'un petit peu plus profond que les réseaux sociaux, de prendre les nouvelles en continu, tu sais. Puis tout ça a son importance dans une société, là, mais moi je trouve que c'est vraiment une expérience à parenté. Puis, de ton point de vue, en OBNL culturel, est-ce que tu penses que là c'est quand même beau et gros ce qu'on vient de dire? Est-ce que tu penses que le temps, l'argent et l'énergie qu'on investit en communication, en marketing, en rayonnement?
Catherine Lussier (05:59)
Salut, moi.
Administration La Firme marketing (06:18)
Est-ce qu'il est suffisant ou pas?
Catherine Lussier (06:21)
Suffisant, bien tu sais c'est sûr qu'on se le cachera pas, tu on est pas dans une grande entreprise, que le temps qu'on met, l'argent qu'on met, est quand même encore très minime. Pis tantôt on parlait, tu sais, d'avoir de l'argent pis d'avoir le budget discretionnaire pour sortir. C'est à peu près un des seuls postes budgétaire qui a pas trop été affecté par l'inflation et tout ça. Tu les prix des biais sont encore extrêmement raisonnables dans la plupart des cas là. Donc tu sais, c'est certain que, tu sais, c'est sûr.
vraiment tout le temps encore un combat de dire, tu sais, en culture on n'a pas beaucoup de sous, fait que c'est sûr qu'il faut faire preuve de beaucoup de créativité et se débrouiller à travers tout ça.
Administration La Firme marketing (06:59)
Est-ce que tu penses que dans ton milieu et auprès de tes collègues en culture, est-ce que le mot marketing, fait sourcier? Est-ce que vous vous reconnaissez là-dedans où ça fait comme « mon Dieu non, capitalisme, ça n'a pas rapport avec le milieu de l'OBNL, de la culture?
Catherine Lussier (07:17)
En fait, oui et non. Ce que je dirais, c'est que qu'il faut comprendre, c'est que les artistes, ce qu'ils recherchent le plus, au point, c'est de trouver leur public. C'est sûr qu'il un artiste qui présente son oeuvre devant personne, un peu triste, et c'est pas vraiment ça qu'ils recherchent. La plupart, la très grande majorité des artistes, cherchent à les connecter avec des gens, puis à s'ouvrir à ces gens-là, puis à avoir ce contact-là.
On est un peu saluteurs pour eux d'une certaine manière, dans sens où, sais, le fait qu'on parle d'eux, qu'on les mette de l'avant, qu'on trouve la bonne façon de les mettre, puis qu'on remplisse les salles, veut pas qu'on remplisse leurs salles, ça leur fait extrêmement plaisir. Fait que de ce point de vue-là, je te dirais qu'on n'a pas l'air du méchant à marketing. Par contre, c'est sûr que quand on arrive dans des offensives un petit peu plus agressives, quand on parle, par exemple, de promotion des ventes ou qu'on essaie d'aller plus dans...
rabais ou... pis là on tombe dans la marchandisation d'un produit très spécifique. Des fois, il y a certains petits freins, certains petits trucs qui accrochent un peu plus. Il y a des véhicules qui sont moins valorisés dans le contexte économique qu'on connait. Je me rappelle d'une campagne Black Friday que j'avais proposée qui... ça grinçait un peu plus parce que là on est plus en mode... bon, on se fond au modèle capitaliste de base, là où on essaie de vendre un produit à rabais.
Mais je pense que tout est dans la manière de le faire. Quand on le fait bien, les gens l'acceptent naturellement. que, au final, c'est comme n'importe quoi en vente. Quand on n'est pas là pour pousser un produit, mais qu'on cherche juste à informer les gens qui souhaitent avoir ce produit-là, je pense que dans tous les cas, on ne pas être contre la vertu dans ces situations-là.
Administration La Firme marketing (08:55)
Dans le fond, toi tu te réconcilies avec cette approche un peu plus mercantile, je dirais, de la culture des arts en te disant, je suis une courroie de transmission, je suis un... c'est un porte-voix pour les artistes que tu arrives à faire rayonner pleinement. Ce que je trouve le fun, parce que moi si j'étais conseillère au développement, au rayonnement d'un artiste, je lui dirais, colle-toi à des entités qui ont déjà des réseaux.
disais une fanbase culturelle de gens qui achètent et qui se déplacent, qui sortent de la maison pour aller vivre des expériences, de sorte à avoir une courroie de transmission plus grande, plus rapidement. Quand t'es un artiste qui commence et où un artiste qui peut développer des pièces, je vais dire des pièces avec un grand P, différents types d'art, mais qui sortent un peu du cadre, qui sont un peu moins dans le populaire.
bien c'est sûr que ça prend une courroie de transmission d'informations. Si commences, personne te connait, personne te cherche. faut que quelqu'un entérine ce que tu fais, te donne de la crédibilité, puis est un réseau de diffusion qui plus grand.
Catherine Lussier (10:02)
Le fait d'être une institution comme une salle de diffusion comme on est nous, c'est sûr qu'on a ce pouvoir-là, on a comme un espèce de saut de qualité, un saut, les gens identifient ce qui a un lien avec le terrain public à une certaine qualité, un certain type de spectacle ou d'offres culturelles,
des artistes au temps de la région, puisque nous on encourage beaucoup les créateurs, ici les créateurs locaux du Bas-Saint-Laurent, de pouvoir leur permettre ça, c'est que ça leur ouvre un potentiel aussi. C'est la même chose pour les autres marques qui veulent se coller à nous, on a quand même un tag, on a la chance d'exister depuis plus de 50 ans, avec le temps on a quand même construit une certaine...
une certaine notoriété, je ne veux pas dire dans le sens où un certain sou de qualité auquel les gens sont attachés, savent à quoi s'attendre. Donc c'est sûr qu'on a cette facilité-là de pouvoir, avec les artistes un peu moins connus, de les aider à avoir cette visibilité-là. Puis à l'inverse, les artistes plus connus, ils nous aident à renforcer cette image-là de qualité que porte le théâtre d'idées.
Administration La Firme marketing (11:09)
ton point de vue, c'est quoi la différence? Parce que tu as travaillé dans contextes, j'irais, Puis c'est quoi pour toi la différence entre bâtir une stratégie et exécuter une stratégie de communication pour un théâtre comme le théâtre Dubik, une institution en culture, versus une entreprise, là, disons que demain...
Tu te lances dans la vente, je ne pas moi, tu fais des chandelles chez vous, puis tu essaies de vendre ça ou tu rentres aux communications pour une entreprise. C'est quoi les nuances entre les stratégies?
Catherine Lussier (11:42)
C'est sûr que moi j'ai toujours travaillé pour des organismes à but non le créatif, j'ai pas un si grand étendu, mais de toutes sortes de tailles. J'ai pas juste travaillé dans des tisos SBA, j'ai travaillé dans des grosses entreprises scuturelles aussi. La force dans une petite équipe, en fait c'est la force et la faiblesse, mais dans le sens où moi je suis la seule à travailler en communication et marketing, on est 7 employés permanents au Théâtre d'Ubique, c'est pas énorme. C'est sûr que...
Les parois sont assez flexibles entre ce que moi je fais et ce que mon collègue fait. Il y a beaucoup de mélanges. On est tous des gens d'instincts aussi et on est capables de se partager. C'est sûr que des fois, je me mouille un peu dans l'artistique, puis l'artistique se mouille un peu dans les communications marketing, puis la direction technique aussi, l'administration. Tout le monde a son mot à dire. C'est aidant pour moi qui suis toute seule à brainstormer tout seul dans ma bulle, mais c'est aidant aussi pour mes collègues pour aligner un peu.
leur stratégie aussi. Je pense que dans une petite organisation culturelle, c'est un peu ça la force, la chance pour les employés ou pour les gens qui travaillent dans des organisations comme ça, c'est le fun de pouvoir diversifier un peu ce qu'on fait et comment on approche les choses. Des fois, il a des décisions artistiques qui vont être prises en fonction quand même des communications marketing qui vont en suivre, mais aussi des publics. Moi, fais beaucoup la...
En fait, je suis en plein lieu de tout. Je suis entre l'administration et l'artistique, mais je aussi entre le PR et son public. Je un peu... J'essaie d'être la gardienne de tout ça et que tout ça se mélange. Des fois, quand on élabore des programmations artistiques, on réfléchit quand même à nos publics futurs et précédents. Donc, je peux peu donner mon avis sur différents éléments. C'est quelque chose que je ne pourrais jamais faire dans une grosse organisation où tout monde a un peu son créneau. Je fais ses affaires, je ne veux pas dire de son côté, mais...
es expert de ton affaire, je suis expert de mon affaire et les gens me suivent au théâtre typique, mais il a un peu plus de mixage entre les différentes strates du travail.
Administration La Firme marketing (13:47)
Il y a plus de fluidité, c'est cute parce que moi j'ai été longtemps en grande T'sais dans les grandes entreprises, ça devient vraiment... La stratégie, c'est de briser les silos. C'est... Oui!
Catherine Lussier (13:59)
C'est difficile, mais
nous, je suis dans une petite anecdote, je suis dans une organisation. Toute ma vie professionnelle dans mes organisations, j'avais des réunions hebdomadaires avec mes supérieurs médias, on faisait des réunions d'équipe hebdomadaires, on partageait de l'information, on essayait le plus possible, puis on en échappait toujours. Récemment, j'ai constaté que mes collègues, nous, on ne fait pas beaucoup de réunions Puis on n'a pas de réunions de one-on-one avec les supérieurs médias.
C'est principalement parce qu'on travaille dans un petit bureau à air ouvert. On est en présentiel pratiquement tout le temps parce que c'est des arts vivants. On ne pas se permettre d'être beaucoup beaucoup en télétravail. On l'est un peu, pas... Fait que l'information circule quand même bien parce qu'on n'est pas beaucoup. Ça, c'est quelque chose qui est rare. On en fait moins, mais l'information circule pareil parce que tout monde est un peu concerné et on est tout le temps ensemble. Ça vient des antages, des inconvénients, mais c'est quand même assez typique d'une petite organisation, je pense.
Administration La Firme marketing (14:54)
Tout le monde sait où tout le monde est un peu rendu, tu sais qu'enlever la main pour donner du soutien, du feedback et pareil pour tes collègues. Puis j'aimerais t'entendre sur le milieu culturel au sens large, les organismes en rayonnement de la culture. Qu'est-ce que selon toi
faites déjà de bien en communication ou en marketing? Puis qu'est-ce que vous gang, qu'est-ce que vous pourriez faire davantage
les années à venir peut-être pour rayonner un peu plus? Quel code vous pourriez vous approprier?
Catherine Lussier (15:25)
Bien, c'est sûr que nous, qu'est-ce qu'on fait de bien? tu c'est sûr, en marketing, le concept de storytelling est quand même assez fort. Il y a beaucoup d'entreprises qui essaient de... Fait que c'est sûr que nous, naturellement, le storytelling, on l'a. Je veux dire, on a un produit qui est extrêmement ludique. On a les types d'affiche faciles à utiliser. Tu les gens sont à l'aise à parler publiquement, les gens sont à l'aise à...
à créer, que ce soit même en design ou dans d'autres domaines qui ne pas juste l'interprétation ou l'animation. Les gens ont déjà une espèce de base sur laquelle on peut faire. Ça c'est super facile. Nous créer du contenu, c'est j'en ai trop, il que fasse des triples. Contrairement à d'autres entreprises, eux, ils doivent être créatifs pensés. Nous, le créatif, il est déjà existant, il sert juste à le servir sur un plateau
Nous, a aussi l'avantage d'avoir un produit qui est renouvelable. c'est pas un produit qui est tout le temps... Une fois que tu l'as acheté, c'est fini, on s'entend plus. Nous, une fois que tu as acheté un spectacle, c'est d'admettre que tu vas retourner voir un autre spectacle. C'est tout le temps du nouveau. sûr que nous, dans les bons coups, dans les choses qui sont plus faciles ou plus... Ben, tu sais, c'est le fait qu'on a comme un fan base. Quand on fait du marketing direct,
on voit les résultats concrets immédiatement parce qu'on parle à quelqu'un qui est intéressé puis souvent ça va se concrétiser rapidement ou en tout cas pas rapidement parce qu'on s'entend que les achats maintenant ça se fait plus automatiquement et rapidement mais plus de dernière minute mais il reste que les gens sont réceptifs, on a beaucoup de contacts aussi nous on est une petite salle de 192 places et tu es déjà venu là. Quand Marie-Hélène est là, notre directrice
c'est elle qui parle aux spectateurs avant début du spectacle. C'est pas une voix off qui, à part l'été, c'est plus difficile parce qu'on joue sur une très longue période. Mais tu il a beaucoup, beaucoup de contacts humains. Puis si on n'est pas là devant à faire des présentations, mais il a quasiment tout le temps des employés qui sont là puis qui sont dans les foyers. Donc on se connaît. On connaît nos clients, on est capable de leur parler. Fait qu'on a des contacts vraiment... sais, j'appelle ça du marketing direct, c'est du relationnel personnel dans les foyers.
et on pense à eux quand on programme des spectacles, et des fois des clients spécifiques. Donc, c'est c'est toutes des belles choses qu'on est capable de faire. Maintenant, tu me parlais de qu'est-ce qui est un défi, peut-être dans les défis...
Le bassin, il n'est pas grand. Les défis, même si on ne veut pas aller là, reste La nouvelle clientèle, ça reste toujours un peu difficile parce que, comme je disais, si c'est pas imbriqué dans tes habitudes personnelles, si t'as pas grandi avec ces réflexes-là, aller voir un spectacle, ça va pas venir naturellement. Ça, c'est sûr qu'on travaille avec un bassin, des fois, qui est réduit. Comment on peut essayer de convaincre, parce qu'il y en a dans la population des gens,
qui ne pas nécessairement venus voir des spectacles dans leur historique personnelle, qui, si tu suscites leur intérêt d'une façon ou d'une autre, ils vont avoir vécu une expérience extraordinaire et peut-être que ça va se renouveler. Ça existe. Mais avec les petits moyens qu'on a, aller chercher ce genre de petites clientèles-là, c'est quasiment impossible parce qu'il faudrait pitcher tellement large pour finalement les récolter qu'il des grenailles. Je pense qu'il a le défi, ça va toujours demeurer le budget et les ressources.
qu'on est tout petit, embryonnaire, je dirais. Ça serait plus là où on aurait à apprendre d'autres organisations pour voir comment on pourrait arriver à aller chercher des potentiels, si c'est le souhait. Il reste comme dans notre cas à nous, on a une petite salle. Ce n'est pas tout le temps la priorité de l'acquisition de clientèle, on est vraiment beaucoup plus dans la fidélisation.
Administration La Firme marketing (19:24)
C'est drôle parce que, tu je me dis ici on a moins d'offres. Peut-être à nous on est à Rimouski, tu es dans le coin de Rimouski, le Bix à côté de Rimouski. Mais quand je pense à Montréal où on a toutes les deux vécues pendant plusieurs années, il y a tellement d'offres que oui il a un plus grand bassin, mais l'offre est plus grande aussi. Donc autant en milieu urbain que en périphérie, je suis dans l'impression que c'est difficile de prendre la place, puis aussi c'est difficile de...
Catherine Lussier (19:33)
Mmh.
Administration La Firme marketing (19:53)
transposer dans les communications l'expérience que tu vas vivre en art vivant. Parce que quand tu es dans une salle, tu vis quelque chose, mais si tu vois une vidéo de la pièce, c'est jamais comme être sur place. Même chose dans le milieu de la danse, même chose. Je trouve que par exemple dans le milieu du cinéma, dans le milieu de la télévision, c'est un peu plus facile de faire un teaser, de faire un spot qui te fait vivre la série ou le film, qui te donne le goût, qui te transpose un peu...
que tu arrives à toucher à l'expérience que tu vas vivre en entrant dans un salle voir le film ou en écoutant la série ou le documentaire. Mais en art vivant, c'est difficile de transposer l'expérience vécue en salle dans tes communications, dans tes outils de com.
Catherine Lussier (20:35)
C'est sûr que ce ne jamais pareil. Nous, dans le fond, des bandes annonces, c'est très cinématographique. Finalement, se rapproche plus d'un médium qui... Mais effectivement, c'est plus difficile. Mais en même temps, pense que de nos jours, juste sortir pour faire une activité, c'est déjà tellement un effort. C'est un effort qu'on recherche de la clientèle des spectateurs. Je suis sûre qu'autant un film qu'une pièce que même juste aller au restaurant, devient de plus en plus difficile, honnêtement.
dans le contexte, puis avec ce qu'on a vécu il a six ans avec la pandémie, les gens ont pu le réflexe aussi aiguisé, je dirais.
Administration La Firme marketing (21:13)
C'est ça, on est dans un certain confort, puis l'offre en divertissement chez soi, elle est tellement grande et confortable, tellement grande et confortable, on s'entend que l'offre en ligne juste de films, de séries, il a quand même d'excellents films, d'excellentes séries, tu restes habillé en mou, t'as pas besoin de te laver les cheveux, ça coûte moins cher parce que, bon, il y a une augmentation.
Catherine Lussier (21:19)
Absolument.
Podgardienne.
Administration La Firme marketing (21:36)
Pas de gardienne, hein! Tu le sais toi aussi, hein! On s'est suivis dans la vie, on a des enfants du même âge. Donc c'est clair qu'il y a des barrières à l'entrée et donc nos communications, marketing, notre rayonnement est d'autant plus, il dix fois plus important. Puis je dirais aussi moi, si je peux lâcher une petite craque de conseillère là, communication marketing, c'est qu'il faut que ça soit en continu. Faut pas que tu dises, ok là j'ai mon gros show là, ok go on ouvre les valves. Il faut que ça soit en continu. Comme ça t'as un bassin.
Catherine Lussier (21:56)
Vas-y, vas-y !
seulement.
Administration La Firme marketing (22:06)
T'as un bassin qui est réchauffé quand tu parles de ta grande pièce ou de ton show de danse extraordinaire. as comme une liste de courriels aussi des gens engagés qui ouvrent tes emails. C'est pour ça que la stratégie de marketing relationnel, selon moi, très importante. J'ai beaucoup aimé quand t'as parlé de ta directrice artistique qui est une humaine, qui est une personne avec des valeurs, avec des choix éditoriaux qu'elle a faits dans les choix de pièces qu'elle fait venir au BIC et tout. Et donc être en relation avec elle, c'est être en relation avec le théâtre.
Et je pense que s'il a quelque chose de le fun en prenant cette personne-là et de prendre le temps de faire rayonner ta directrice artistique, c'est aussi important que faire rayonner tes pièces. Pour moi, il a comme une relation à long terme qui peut être là avec elle. Donc elle, quand elle va venir parler d'une nouvelle pièce, tu vas écouter... C'est Marie-Hélène, Tu écoutes ce qu'elle a dit, puis t'embarques parce qu'avec elle, t'as une relation.
Catherine Lussier (22:57)
Oui, Marie-Hélène Jando.
Absolument, tu devances un peu dans les questions que tu m'avais posées, mais on n'est pas rendu là. Mais c'est sûr que l'identité de la marque est super importante. Moi, dès le départ, c'était sûr et clair que Marie-Hélène allait devenir un pivot à travers cette stratégie de communication-là parce que, comme je disais, c'est renouvelable et on a toujours des spectacles qui sont différents. Comment on s'en sort? C'est en humanisant un peu notre marque.
c'est en l'identifiant à quelqu'un, on s'est rapidement tourné vers Marie-Hélène, qui était notre nouvelle directrice artistique depuis un petit peu avant la réouverture. Et Marie-Hélène qui a une personnalité forte, qui est très, très aimée, connue dans le milieu théâtral qui des quoi, qui nous permet des choses qu'on ne pourrait pas. On est vraiment choyés au BIC d'avoir cette ressource-là parce que, tu il a des shows qui viennent, qui vont à Montréal. Il y en un l'année passée, là, il est venu à Montréal, à Ottawa, puis il venu au BIC. That's it.
Il y a des gens de Québec qui m'ont écrit « Oh, quand est-ce qu'il va s'en venir ici? » Non, désolé, c'est terminé, mais c'est parce que Marie-Hélène a une relation avec le milieu qui est très très fort. Fait que pour nous, c'était super important parce que c'est elle qui montre les programmations avec de mettre ça en valeur. Quand je parlais du saut de qualité tantôt, c'est un peu ça, derrière ce saut de qualité, il y a une personne qui choisit des spectacles. Le fait de l'humaniser, je pense que c'est vraiment très très important.
Je le vois ailleurs aussi dans les organisations culturelles. Tranquillement, ce fait, je vais faire un clin d'œil à nos collègues et amis de Spectre, mais ils le font aussi eux, où Gabriel et Mireille, Gabriel, nouvelle directrice générale, et Mireille qui est aux ont commencé à se mettre de l'avant aussi beaucoup, parce que c'est quand même elles qui sont derrière ça, puis il faut comprendre ce qu'il être humain derrière des programmations pour mieux comprendre comment ça colle à moi, comment ça colle à ma...
à ma vision des choses, puis comment je peux leur faire confiance pour venir voir un spectacle. Ça, c'est quelque chose qu'on a beaucoup construit depuis trois ans. Je dirais que son apogée a un peu été à notre dernier lancement de saison. On a lancé notre saison le 14 mai dernier, toujours sur la même formule où c'est Marie-Hélène qui raconte un peu pourquoi elle a choisi tel ou tel spectacle, qui forme la programmation. On a présenté 19 spectacles en 50 minutes. Cette année, on était avec elle, donc j'ai moi et un collègue à la...
qui présentait les spectacles avec elle et les gens sont ressortis de là là, waouh je veux toutes les acheter, veux toutes les prendre dans mon abonnement. Donc, tu c'est de voir la personne qui a fait les choix, expliquer le pourquoi de ses choix, c'est beaucoup plus parlant qu'une brochure avec une description de quatre lignes sur un spectacle. Parce qu'au-delà de la thématique, il a beaucoup d'autres choses qu'il faut prendre en considération quand on vient voir un spectacle. Donc ça...
C'est quelque chose qu'on avait pour une fois, l'a. On a cette personne-là en qui on a confiance. On parle souvent d'ambassadeurs dans des marques privées où on va aller choisir un expert d'un élément qui va venir nous dire « fais-moi confiance, mon produit est le bon ». Ça me fait ça au final, beaucoup plus doux, doux je dirais. C'est ça pareil.
Administration La Firme marketing (26:07)
anglais, il a un concept dans les bonnes pratiques en marketing, ils disent de nommer un « monkey ». Dans chaque entreprise, OBNL, même les institutions publiques, pérapubliques, tu genre un ministère, qu'on ne pas trop ce qui se passe dans le ministère, tu nommes un « monkey » qui lui est la figure et l'humain qui va entrer en relation avec tes clientèles idéales, actuelles,
Catherine Lussier (26:14)
Ok
Administration La Firme marketing (26:33)
qui va être représentant. Comme le mot ambassadeur-ambassadrice, c'est bon. Sauf que des ambassadeurs-ambassadrices, ça peut être n'importe qui. Tu peux nommer des gens ou ça peut être des clients satisfaits. une Josée qui est tout le temps rendue au théâtre Dubique, elle est certainement ambassadrice du théâtre Dubique dans son réseau à elle. Mais là, on dit qu'on officialise un Dancing Monkey pour vraiment... Je peux pas être en relation avec un logo de théâtre.
Je peux aimer la marque, peux la porter dans mon cœur, mais la vraie relation, on s'en se prop, c'est une relation avec un humain et donc avec le dancing monkey de l'entreprise. Puis dans chaque entreprise, au BNL, on devrait nommer un représentant. Puis cette personne-là devrait s'assurer aussi, je fais du pouce là-dessus, d'avoir des comptes de réseaux sociaux professionnels, personnels.
c'est-à-dire un compte LinkedIn personnel dans lequel elle investit, un compte Instagram personnel, mais en tant que directrice. C'est pas son compte où elle poste ses enfants pis son voyage en Grèce. C'est là où elle fait des publications comme professionnellement, mais en son nom personnel et non le logo. Ça peut être intéressant aussi de vrai dans ce sens. As-tu des offensives, des initiatives que tu as prises dont tu es particulièrement fier pour le théâtre?
Catherine Lussier (27:45)
J'avais envie de parler de développement public parce qu'il y a toutes les actions qu'on connaît. Moi, j'ai aussi le chapeau de développement public. Dans le développement public, ça a beaucoup de liens avec la médiation. La médiation pour faire une petite histoire, dans le fond, c'est ce qu'on utilise, les techniques qu'on utilise pour essayer de créer une expérience augmentée du spectacle, c'est-à-dire de mieux comprendre le spectacle qu'on s'apprête à voir ou qu'on a vu.
Donc toutes les actions de médiation, peut être une situation avec le public après le spectacle, ça peut être un programme de spectacle, peut être des ateliers et tout et Donc c'est très, lié le développement de public et la J'ai fait plusieurs éléments. C'est des ventes de groupe, on va dire ça très baisé, mais c'est d'aller chercher des qui manifestement ne seraient pas venus naturellement. Donc c'est soit d'adapter l'offre
ou de juste des fois prendre le téléphone puis faire l'appel, ça peut sembler super miseux. Je voulais parler d'un exemple en particulier qu'on a vécu à 5 balles dans la terre. Je veux en parler parce que ça a eu un impact plus grand que ce que je m'étais imaginé. Donc, 5 balles en tête, c'est un spectacle qui parle de choc post-traumatique chez les soldats en Afghanistan. Ça a d'abord été un livre, devenu une pièce de théâtre, puis ça a fait une tournée partout au Québec.
Dans la demande de la production, on s'était demandé à ce qu'il un ancien combattant qui puisse être disponible après le spectacle pour discuter du spectacle, discuter de son impression, de comment il avait reçu le spectacle, puis aussi partager son expérience à lui en tant que soldat qui revient. Donc, jusqu'à là, tout va bien, on fait les démarches. Mais moi, j'avais envie de pousser plus loin en me disant, pourquoi pas essayer de faire venir un certain nombre de soldats voir le spectacle pour le recevoir.
Et là, on s'entend, j'étais pas en train de me dire « moi, il un groupe de 30 soldats comme ça, ils vont tellement aimer ça qu'ils vont revenir ». C'était zéro ça, mon objectif derrière ça. Mais je me disais, tant qu'à ça, va remplir la salle, oui, mais ça va permettre à des gens d'élever une expérience. de rester avec ce souvenir-là, peut-être que ça va en allumer un qui un jour va en parler ou ne sera pas nécessairement pour lui, pour quelqu'un d'autre.
c'est important pour moi que c'était des gens de la région qui viennent parler. j'avais communiqué avec les forces armées du territoire qui sont en fait des employés à temps partiel. C'est comme un peu les pompiers volontaires, donc ils ne pas à temps plein comme soldats, fait, dans l'armée. Il y en avait à peu près une trentaine qui sont venus. On parle ici d'une salle de 192
ça a été une expérience extraordinaire et un des meilleurs shows de l'année passée. Pas juste parce que le spectacle était très bon, mais la discussion après était extraordinaire et là où ma surprise est arrivée, c'est qu'au-delà du développement de ce groupe-là, la discussion qui a suivi après était intéressante, touchante que c'est mes clients habituels qui ont été marqués par cet événement-là. Moi, je suis allée en tant que spectatrice, j'étais allée avec mon conjoint, puis on est sortis de
il a le vanisé parce que on était vraiment eux, ils recevaient ça, ils hyper émus. Puis on a pour une fois cassé un peu la barrière entre les forces armées et le public, les civils, eux il y été ça les civils. Donc on a fait passer des tabous, on a baissé des barrières et l'expérience théâtrale du spectateur n'aurait jamais été la même sans ce développement public. Ça ne l'a pas eu d'impact sur ces soldes là qui vont éventuellement revenir. Mais
nos spectateurs autres, les civils qui étaient en a qui en parlent encore, qui en parlent encore ouvertement dans l'édition, les rencontres. Ça a vraiment été un super hit. C'est là où je me dis des fois d'essayer de
Moi j'appelle ça t'inquiètes à la de boxe et essayer d'aller trouver des affaires qui vont m'accrocher. Ça, c'est parce que ça n'a pas donné le résultat que je pensais, mais ça a quand même donné un heureux résultat.
Mais des fois, développer des offres pour des groupes qui, je pense, ne seraient pas venues. Dans la dernière année, on a fait aussi un spectacle décontracté où on a fait venir des clientèles en déficience intellectuelle pour venir voir un spectacle et on avait tout adapté la représentation. a travaillé avec une compagnie qui le faisait depuis peu. représentations, nos créations à nous, les spectacles à on a toujours une représentation vers 14 heures pour permettre à des groupes de RPA de pouvoir voir le spectacle.
qui puissent être de retour pour le souhait, c'était à leur demande, en discutant avec eux. Donc c'est vraiment dans le relationnel, dans le développement public, souvent c'est prendre le téléphone, puis faire des essais, puis essayer, puis finalement on se rend compte qu'il y des publics, que c'est une ou deux barrières qui les empêchent de venir, puis le fait d'avoir fait ces petites interventions-là, bien ça fait qu'ils viennent.
Administration La Firme marketing (32:31)
C'est fun parce que ce que j'entends dans tes deux exemples, soit par exemple, RPA, personne avec une déficience intellectuelle, et le fait d'avoir fait venir des militaires dans la salle, c'est que tu as fait de la co-création pour rendre l'expérience soit possible ou plus transformationnelle. Parce qu'avec les militaires qui ont pu échanger sur le jeu de post-traumatique, ben là, ça a aidé à rendre la pièce encore plus transformationnelle pour ton public, en guillemets, habituel, Puis de vivre une expérience encore plus
Catherine Lussier (32:43)
Ok.
Mmh-hmm
Administration La Firme marketing (33:00)
profondes, encore plus intègres, authentiques, significatives. Puis pour tes autres publics, ben t'as comme co-créé le volet. C'est intéressant ça, parce que souvent en théâtre et tout, où tu parlais, on raconte des histoires, tout ça, on est très focus sur la pièce et tout, mais t'as parlé de comment, à quelle heure, la logistique un peu...
plate et drap d'une salle de théâtre, tu la logistique à quelle heure on fait le show, puis dans quel contexte, mais t'as co-créé le volet logistique pour rendre accessible ta pièce à de nouveaux publics ou à des publics sous-estimés, qu'on oublie, qu'on considère moins, je trouve ça génial.
Catherine Lussier (33:34)
C'est vraiment l'expérience client, carrément. Ça devient de plus en plus important dans le milieu de la culture actuellement. Je l'ai vécu à travers d'autres formations. On le dit beaucoup, la danse sur les routes pousse beaucoup cet élément-là parce que la danse contemporaine n'est pas un médium qui facile à recevoir, mais surtout est beaucoup parce que les gens pensent qu'ils ont besoin de codes pour comprendre la danse contemporaine, ce qui n'est pas du tout le cas.
Ça affecte beaucoup les gens et les gens sont très réticents à essayer. puis eux, poussent très fort l'expérience client. Donc, on essaie de réfléchir de la minute où les gens mettent le pied dans le théâtre et même des fois avant jusqu'à la minute où ils sont rendus à la maison après avoir vécu l'expérience. On essaie de les accompagner puis de favoriser une expérience qui est vraiment plus que juste être assis dans la salle. Puis ça, c'est quelque chose qui beaucoup, beaucoup d'organisations culturelles travaillent.
et puis ça a son lot de résultats, mais c'est encore très embryonnaire pour beaucoup de monde. Des fois, pour une organisation culturelle, c'est juste, garde, je vais faire une discussion après puis ça va être réglé, mais il faut que ça aille vraiment au-delà de ça, il faut que ça soit vraiment réfléchi longuement et de beaucoup utiliser les compagnies qui viennent pour ce genre d'initiative-là parce que c'est eux les maîtres de leur oeuvre parce que même quand...
Nous, on fait des choix de spectacles, on n'est pas des créateurs de ce spectacle-là, fait qu'on a vraiment besoin d'être accompagnés et de solliciter un peu les créateurs derrière pour nous aider à mieux parler et à mieux faire vivre leur expérience.
Administration La Firme marketing (35:07)
J'adore qu'on dé cloisonne l'expérience art vivant du rendez-vous. Il a une expérience qui avant, il a une expérience pendant oui, puis il une expérience après. Puis c'est les fondements du parcours client de dire avant, pendant, après une transaction, qu'est-ce que tu pour que ça ne pas juste pendant le show finalement.
Catherine Lussier (35:29)
J'ai l'impression que dans le milieu de la culture, les gens ne s'en rendent très peu compte. Tous les efforts qui sont déployés avant, pendant et après. Je ne pas si c'est parce que c'est naturel pour eux, c'est une expérience qu'ils vivent. Ils le prennent comme ça. en tout cas, je ne pense pas que les gens fassent comme « ⁓ bien oui, on a vu que vous aviez fait ça avant pour qu'on comprenne plus ça. » Mais non, pense que les gens vont tout le vivre et ils vont s'être peu rendu compte qu'on avait travaillé les petites choses en amont.
leur permettre de vivre quelque chose de plus que juste être assis sur sa chaise et assis au spectacle.
Administration La Firme marketing (36:03)
Mais tant mieux s'ils s'en rendent pas compte. Ça veut dire que c'est fait élégamment.
Catherine Lussier (36:08)
On laisse faire. Est-ce que c'est qu'on cherche, c'est ce qu'on essaie de faire? Ça c'est sûr.
Administration La Firme marketing (36:12)
Quand c'est fluide, on s'en rend moins compte,
puis on est enthousiaste, est contents, on est heureux, on est satisfaits, mais on ne pas mettre le doigt dessus parce que c'est fait de façon harmonieuse et plus subtile. J'aimerais t'entendre sur c'est quoi ton projet qui a donné le plus de résultats d'un point de vue de rayonnement, puis en parallèle c'est quoi ton projet de développement pour cette année?
Catherine Lussier (36:34)
C'est sûr qu'il n'y a pas une affaire qui a fait ses preuves ou quoi que ce soit, mais un multitude de petites affaires. Mais s'il a quelque chose que je peux dire, c'est que quand je suis entrée en poste...
en août 2023, la salle venait toujours de juste de réouvrir. Et là on parle donc d'un lieu qui a passé par la pandémie, qui était en itinérance pendant un an et demi, qui a changé de direction artistique, qui a construit un nouveau théâtre, qui est arrivé et là tout était à faire. Puis la première chose qui a été faite, ça même avant que j'arrive, c'était la refonte de l'identité visuelle. On a refait le logo, on a tout refait le visuel, puis je pense que l'ensemble...
C'était la chose qui était la plus efficace et pas juste le fait d'avoir changé la marque, mais d'avoir de s'être assuré que tout ça colle ensemble. Dans le sens où on aurait pu faire faire un logo, développer une image de marque, puis juste la laisser tableter comme ça, l'utiliser les trois, quatre premiers mois, puis un peu laisser tomber. Puis j'étais super fidèle à ça. Et puis je pense que ça a beaucoup contribué à taguer l'image du théâtre d'une certaine façon. Toutes nos affiches étaient tout le temps sur le main branding.
indépendamment du spectacle qu'on je disais tantôt, Marie-Hélène était vraiment le liant à travers tout ça. On avait tout relié vers ça. Tous les contenus qu'on créait étaient très, très arrimés par rapport à notre nouvelle identité. On voulait essayer de renforcer un peu cette notoriété-là, de montrer que là on est dans une nouvelle ère, de coller tout ça. là, tranquillement, la qualité de la programmation a fait son travail.
les gens ont fini par associer ça à tout le même produit de qualité. Donc je pense que c'est ont collé. Puis quand tu parles de projet puis de ce qui s'en vient, mais en fait c'est dans la poursuite de ça, ça reste que la notoriété du théâtre, elle a ses limites pour l'instant. On a travaillé sur certains éléments, mais il a encore beaucoup à faire parce que le théâtre reste et En fait, les deux plus grosses barrières du théâtre, c'est d'une part parce que...
Pendant plus de 50 ans, le théâtre a beaucoup été identifié à sa production estivale. C'est encore le cas Les gens sont très fidèles, ils vont venir voir notre spectacle, mais très peu d'entre eux vont venir en automne, en hiver, et au printemps voir les autres spectacles. Et pourtant, on est diffuseur depuis plus de 35 ans. Ça que c'est pas nouveau. Mais ça, c'est une information qui est très très difficile à communiquer. Ça que c'est une première chose. Et la deuxième chose, c'est qu'on est excentré. Donc, ne serait-ce que dans la politique culturelle de la ville...
qui est très très axé sur le centre-ville de Rimouski. Nous quand on arrive, on a des barrières, on des barrières de transport, on a des ne pas avoir physiquement le lieu visible constamment. Si on ne pas sur la vingt, on ne se rappelle pas que le THDB existe. Donc on a ces deux contraintes-là qui nourrissent un peu notre besoin de continuer de travailler en autorité. Puis on arrive à un moment, puis là on tombe en planification stratégique, puis ça sera assurément indiscuté, mais on arrive à un moment où on doit trouver...
Est-ce qu'on se donne plus de moyens pour être plus visible? Parce qu'on ne pas tout faire avec les mégugés qu'on a. On ne peut pas à la fois faire du day to day avant le spectacle qui s'en vient. On ne pas vendre une saison au complet puis des abonnements. Puis en plus de ça, faire de la promo pour vendre le théâtre dans sa globalité. Fait que tu à quelque part, faut faire des choix. Mais comme la notoriété vient souvent en dernier parce que c'est celle qui donne le moins de résultats concrets dans l'immédiat.
Ça devient tout temps un peu plus balayé sous le tapis. Ça, je pense que dans la planification stratégique, tout cas, moi, mon rôle, c'est d'essayer de remettre ça sur la table et de dire qu'on a besoin dans les prochains projets futurs. Et là, à très, très court terme, c'est sûr qu'on a des projets pour être plus visibles au centre-ville en faisant d'autres pour être visibles. Ils ne pas nécessairement coûteux. Là, on a commencé de dire, je peux faire une plume, mais on a...
On a à développer des associations avec la librairie, l'alphabet, pour que les textes qui sont édités, exemple, un texte de cet été, il fait un ordinateur chevauchant, rien, a été édité. Puis bien, on fait le lancement-là, qui est donc au Centre-Ville, plutôt que dans notre lieu, pour essayer de pas déplacer les gens, mais que les gens sont là. On travaille sur un gros événement aussi pour le Centre-Ville à l'été 2027, que je peux rien dire, mais que, tu on essaie de faire des offensives pas pour...
C'est pas pour quitter notre lieu ou pour le déserter, mais plus pour créer des pontes et essayer de démontrer un peu ce qu'on fait à l'extérieur, de donner des prétextes en fait pour pouvoir amener les gens après ça et se déplacer au béquet qui si près, mais qui semble si difficile à
Pour plein de raisons.
Administration La Firme marketing (41:05)
Je comprends. C'est une excellente stratégie de vous rapprocher des centres parce que c'est ça, tu dis, il a la clientèle un peu
estivale. C'est des gens autant locaux que des touristes aussi qui viennent dans le coin, qui cherchent la pièce d'été. En parallèle, il a se déplacer au BIC toute l'année C'est dur de faire sortir les gens. Même j'accompagne des organisations dans des villes qui sont physiquement dans la ville. C'est dur de faire sortir les gens.
que toi en plus tu as une couche de plus avec la distance. J'ai une dernière, un petit jeu, le quiz. Aimes-tu ta compagnie? C'était gay.
Catherine Lussier (41:42)
Je t'écoute.
Administration La Firme marketing (41:45)
pige deux questions, je te lis les deux questions, t'en choisis une et on est toutes les deux obligées de répondre.
Quel est ton plus grand défi dans ta carrière en ce Quel a été ton plus grand deuil dans ta carrière?
Catherine Lussier (41:56)
Illa la la la
Et... pelaïm.
Mon plus grand, je sais pas si c'est un défi, mais je dirais plus ma plus grande dans ma chaise au Théâtre du Mon plus grande aspiration, c'est que les gens voient le Théâtre du Bic pas comme un petit théâtre de région, mais bien comme un grand théâtre dans le paysage culturel québécois. Parce que j'y crois fortement et je pense que ce n'est
pas la localisation de l'organisation qui fait la différence, mais bien la qualité de ce qu'il propose. Et donc, mon défi, c'est de maintenir cette réputation-là, oui, auprès de nos pères, qui je pense commencent tranquillement à être acquis, mais auprès de notre population et de notre public, qui n'a peut-être pas encore conscience de...
qu'ils ont entre les mains à proximité de la maison. Il y en a qui en sont très conscients, mais ce n'est pas généralisé encore. Je pense que mon plus grand défi, c'est pouvoir partager ça et de pouvoir m'assurer que ce message-là est rendu auprès des différents publics, que ce soit de nos publics locaux, de nos publics touristiques aussi, et évidemment du milieu.
et ça, comme je dis, c'est plus facile, mais pour que ça déborde, puis que ça sorte, puis que ça ne pas juste pour les créateurs, mais aussi pour les spectateurs à travers le Québec, de savoir que le théâtrisique tranquillement, pas vite, devient un pôle culturel vraiment, vraiment important. Puis, c'est ça, je ne pas être considérée comme une directrice des communications marketing qui professionnelle ou compétente.
ce qui se fait dans les grands centres parce que, mausque, les gens qui travaillent en région sont compétents et c'est un choix de vie, non pas un... c'est pas par défaut qu'on fait ça, mais bien pour pouvoir avoir une qualité de vie, puis de... sans arrêter de faire ce qu'on faisait, ce qu'on faisait bien dans les grands centres.
Administration La Firme marketing (44:04)
C'est beau, puis je vais faire du surf là-dessus. ambition, ton défi, bien moi j'ai un peu le même. C'est drôle parce que moi comme stratégie en développement, on a été longtemps à Montréal toutes les deux dans des plus grosses organisations, des plus gros budgets. Tu t'appelais aussi, c'est drôle, quand tu lâches un coup de fil avec une grosse marque, bonjour, c'est Catherine de... ou c'est Marie-Michelle de... T'as beaucoup plus de poids que dans des plus petites organisations régionales.
C'est dommage et je pense que des CV comme le nôtre, je trouve que c'est des CV riches pour le Québec parce qu'on comprend autant le développement de marques en milieu urbain que régional et donc le Québec, c'est un peu, c'est une courte pointe le Québec de petits pôles urbains, de plus gros pôles urbains et de petits villages en périphérie, de différentes régions de couleurs, de saveurs.
Puis je trouve que nous, a cette compréhension fine-là de l'ensemble de l'oeuvre versus des gens qui sont born and raised dans une région et ou dans une ville, puis qui sont restés là. Je trouve que nous, on a une vision un peu holistique du rayonnement dans tout le Québec, du rayonnement national. Puis moi, j'ai la même ambition que toi. Je veux développer des... C'est sûr, mes services conseils en planification stratégique dans tout le Québec, mais aussi je développe un petit logiciel, là, t'es au courant.
C'est encore en cours, ça fait des années que je travaille là-dessus, puis j'ai vraiment envie de percer au Québec au complet, puis de ne être une petite shop de région puis une petite fille de région qui s'amuse à être conseillère en développement, puis des fois c'est un peu ça la perception, mais je travaille fort pour décloisonner tout ça. J'aimerais en conclusion que tu dises, qu'est-ce que tu dirais à un collègue qui oeuvre en culture, en rayonnement?
pis que des fois, peuvent se sentir un imposteurs en communication, en marketing. Qu'est-ce que tu dirais à ces gens-là aujourd'hui en conclusion?
Catherine Lussier (46:02)
pense qu'il a rien de plus fort que quelqu'un qui... Je ne pas issue des communications marketing à la base, c'est-à-dire que j'ai étudié en communication, j'ai étudié en marketing, mais j'ai travaillé 15 ans en événementiel et en Quand je suis atterrie en communication marketing, j'avais quand même un instinct fort de la gestion, gestion de la culture.
puis développement des affaires et tout. J'avais quand même un bagage très très large et puis c'est vraiment mon instinct qui m'a guidé beaucoup du début jusqu'à la fin. je suis beaucoup une personne qui retourne aux bases. J'ai un plan de communication marketing très clair. Puis quand je m'écarte, j'y reviens. Puis c'est ce qui me permet de bien gérer les priorités dans les moments où on a moins de temps, moins d'argent.
je suis aussi très très forte calculer et analyser les résultats. Ça c'est quelque chose. Tout ça part de mon instinct, dans le sens où quand on est capable de regarder les résultats de ce qu'on a fait, on est capable de mieux prendre des décisions réfléchies et de justifier un peu les objectifs de marketing Je pense que c'est ça le conseil que je donnerais aux gens
qui parlent foissante, qui ne pas dans la bonne direction. En même temps, on fait pas d'opération en cœur ouvert. Il n'y a rien qu'on va faire qui va catégoriquement nous Il a rien qui finit. Tout est un work in progress. Je pense qu'il a jamais rien qui complètement dramatique, qui ne se rattrape pas d'une façon ou d'une autre.
En suivant l'instinct, on arrive tout le temps, je pense, à prendre les bonnes décisions ou à tout le moins, on apprend à avoir des succès, des échecs desquels on peut se relever puis sur lesquels on peut continuer d'évoluer. Fait que, sans qu'on est travaillant, puis qu'on se fie aux gens autour de nous puis à nous-mêmes, je pense que c'est gagnant, totalement.
Administration La Firme marketing (48:03)
Suivre son instinct, oser passer à l'action en fonction de ce qu'on ressent. J'ai entendu aussi mesurer ses résultats pour savoir qu'est-ce qui fonctionne, fonctionne moins, se réajuster, prendre des meilleures décisions. Merci Catherine Lucier de ta participation. T'as plongé pleinement. T'sais, initialement, c'est parce que t'avais fait une pause stratégique avec moi avec le théâtre, pis j'étais comme...
Hey, on parle pas assez de culture sur le balado, j'aime ta compagnie, faut que tu viennes nous en parler, c'est une réalité que je trouve extraordinaire, c'est une réalité qui colle un peu aussi avec mon background de télévision, on parle de promotion de... de produit, je vais mettre le mot produit, mais de production créative. Si des gens nous écoutent pis se disent « wow, je veux découvrir le théâtre du Bic, je le connais pas encore, quel est le meilleur moyen pour découvrir votre programmation
Catherine Lussier (48:50)
Bien, le site internet, théordubique.com, sinon on est très très actif. Nous, sur les médias sociaux, on crée beaucoup de contenu, il a beaucoup d'éléments, fait que les coulisses et tout ça pour comprendre un peu la réalité de cette entreprise-là, de comment on navigue à travers tout ça, vous pouvez aussi aller sur les médias sociaux Théordubique, vous allez nous trouver un peu par...
Administration La Firme marketing (49:10)
Mais merci Catherine, beau travail de balado, tu te sentais un peu stressée au début? Tu te sens comment? T'es contente?
Catherine Lussier (49:14)
Bien, merci! Merci pour l'invitation! Ça, je
me sens très bien, j'espère que ça a répondu à des questions, que ça a attiqui les gens. si jamais il a des gens qui ont des questions supplémentaires ou qui ça les a intéressés d'une façon ou d'une autre, peuvent me joindre aussi par courriel sans problème. Moi, je suis une personne qui...
toujours dans la collaboration, donc je suis tout temps contente de parler avec d'autres personnes s'il a des réalités à partager. me fait plaisir.
Administration La Firme marketing (49:45)
Catherine Lucie est en courriel et sur le site du théâtre du Bic. Excellent.
Catherine Lussier (49:50)
ou si communication avec un SA
commercial de Yandibique.com
Administration La Firme marketing (49:53)
Excellent! Merci beaucoup Catherine et merci à tout le monde qui est avec nous tout au long de l'épisode. On se dit à la semaine prochaine! Bye bye!
Catherine Lussier (50:01)
Merci !