Administration La Firme marketing (00:00)
intitulé L'angle mort qui freine le développement. Que vous soyez en très petite entreprise, PME, vous soyez solopreneur ou encore en train de gérer un OBNL, il y a certainement des choses qui freinent votre développement. Mais il a une chose qui est commune à toutes les personnes que c'est le problème de l'indécision.
Et moi, c'est un des problèmes auxquels moi je souhaite m'attaquer dans ma pratique. Alors moi, comme à l'habitude, je suis Marie-Michelle Bélanger, stratège en développement, spécialisée en communication marketing depuis plus de 20 ans. Et ma job, c'est de vous aider à gagner en clarté stratégique, à prendre des décisions, à aller de l'avant dans la bonne direction. Alors avant qu'on plonge dans l'épisode, j'aimerais que vous preniez un petit moment avec moi pour visualiser la situation actuelle dans laquelle vous vous trouvez.
Puis par la suite, ça serait quoi votre situation souhaitée? Alors où est-ce que je suis actuellement? Et de quoi aurait l'air ma situation souhaitée? Ce que je veux accomplir, ce que je veux créer.
Et puis maintenant, entre les deux, y a potentiellement quelque chose qui bloque. Il y a potentiellement quelque chose qui se met dans votre chemin. Puis des fois, ça peut être vous. Des fois, ce qui se met dans votre chemin, ça peut être votre indécision. Puis pire encore, avant votre indécision, ça se peut qu'il ait une phase de ne pouvez pas prendre de décision si vous êtes en déni de la problématique.
Je vais vous donner quelques pistes de situations, mises en situation que je vois couramment, qui font qu'on baigne dans l'indécision et que c'est notre pire angle mort pour freiner notre développement si on veut. D'abord, la problématique numéro un que moi je crois souvent, évidemment de par mon expertise, c'est la difficulté à trancher pour se positionner. Donc, on a de la misère, on veut plaire à tout le monde, on a peur de manquer d'argent, peut-être qu'on est déjà en situation de précarité financière.
Même chose avec les OBNL, on va aller chercher des financements un petit peu partout. On va lancer un nouveau projet pour avoir tel financement alors que notre équipe est déjà dans le jus. Et on passe à côté de prendre la décision de se positionner. Voici ce qu'on fait, voici pour qui on le fait, voici quelle est notre unité, notre différence par rapport à notre écosystème et choisir une position sur le jeu finalement.
Dans d'autres cas, on peut par exemple se rendre compte qu'il nous manque une compétence, soit nous-mêmes, soit dans notre équipe. Mais on n'arrive pas à se décider. Est-ce qu'on délègue? Est-ce qu'on a un embauche? Est-ce qu'on forme quelqu'un? Puis là, on va se trouver dans une situation où on peut stagner vraiment très longtemps, puis la situation peut s'envenimer.
Pour d'autres, ça peut être... OK, on se rend compte qu'il a un membre équipier qui n'a pas la bonne énergie, qui pas les bonnes compétences, peu importe. Moi, dans mon temps, quand j'étais jeune, je m'entraînais au pâte à tartistique, puis il y avait un coach qui nous chicanait, puis il disait, les bras mous. Vous savez, en pâte à tartistique, là, on se tient tout le temps les bras très grands, ça, lalalala. Puis lui, il disait, une pomme pourrie dans le pot, ça fait pourrir les autres pommes. Les pommes fraîches ne vont pas arriver à faire...
à faire reculer le processus de pourriture de la pomme pourrie. Puis des fois, j'ai observé ça quand même dans différents écosystèmes où il a une personne qui a une énergie négative, je sais pas moi, pas être défestice, elle se victime, elle se chie, elle lasse plein, elle met la faute sur tout le monde, elle est jamais contente. Bien cette personne-là, là on la voit aller, puis là on se trouve dans une posture d'indécision. On la garde avec nous, bien elle-même, on n'intervient pas trop, puis bien le dommage se fait.
il y a peut-être un souci avec le conseil d'administration. Ça peut être très difficile pour un DG de dire « OK, là, il faut se mobiliser, il faut prendre la place. Puis le DG, à un moment donné, s'il est pris dans une situation complexe, il va falloir qu'il prenne une décision. Qu'est-ce que je fais? Par exemple, est-ce que je quitte? Est-ce que je parle ouvertement de ce que je perçois et je vais valider ma perception? Je vais essayer d'aller voir quelle est la problématique, mais...
on peut malheureusement rester dans une situation où on se tangue, où on ne décide pas quoi faire.
Aussi quelque chose que je vois souvent, c'est laisser aller des produits, des services. On veut se restructurer, on s'éparpille dans plein d'actions, dans plein de choses qu'on veut vendre ou qu'on veut livrer à nos usagers, nos bénéficiaires. Là, à moment donné, on se rend compte que ça marche pas, il a des choses qui marchent pas, mais on n'arrive pas à décider qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qu'on laisse aller.
Dans d'autres situations, des fois on peut continuer une action de communication, de marketing, de développement des affaires qui donnent pas les résultats écomptés. On se met à aller luncher avec plein de monde, mais ça ne donne rien. On a une présence réseau, sociaux, sociaux, on continue de le faire, mais on prend pas la décision soit d'arrêter ou soit de consulter pour se faire faire une stratégie de contenu.
J'aime beaucoup, moi, l'approche de Brooke Castillo. C'est une coach de vie américaine, Et puis elle, elle parle du miserable maybe. Donc on se trouve dans une posture où on reste entre deux, on n'arrive pas à prendre une décision, puis on se sent complètement misérable.
aujourd'hui, c'est ça dont je veux parler. Vite fait, bien fait. La pire chose pour freiner votre développement en ce moment, c'est votre indécision. Et ce qu'il de beau, c'est que ça repose sur vos épaules. Vous pouvez faire quelque chose avec ça, ça vous appartient. C'est merveilleux. Alors, il a différents états dans lesquels vous pouvez vous trouver. C'est un spectre, hein. Moi, j'appelle ça un spectre du déni à la décision assumée. Le premier état, ben c'est le déni. Pis quand il a présence de déni, ça veut dire qu'on n'est pas au courant qu'il a du déni. Et ça, c'est dommage parce qu'on peut se raconter une histoire. Par exemple, moi, je vois ça souvent.
des gens qui disent « ah moi ça va bien mon OBNL, tout va bien puis là je commence à accompagner l'organisation puis je me rends compte qu'il beaucoup de problèmes dans l'équipe, des problèmes au niveau de la culture, des problèmes de communication, des gens qui sont vraiment hérités par plusieurs situations, mais là DG par exemple, on va se dire « non, tout va bien, tout est beau ». Et là c'est dommage, on est en déni parce que là ça coûte vraiment cher. Il pourrait y une rétroaction, mais la personne ne va pas la chercher.
La seule façon de se sauver du déni ou d'une histoire qu'on se raconte, c'est d'aller consulter, de nous demander du feedback, parler à notre équipe souvent, dire comment je peux m'aider, c'est quoi le vrai problème, qu'est-ce que tu ferais si tu étais à ma place, d'aller chercher des consultants qui ont des expertises pour vous aider à mettre le doigt sur le vrai bobo et vous ouvrir la porte de la réalité. Parce que des fois, le cerveau pour nous protéger, qu'on est fatigué, pourrait nous faire croire à une réalité qui n'est pas tout à fait là.
c'est dommage parce que si on ne pas la réalité telle qu'elle est, comme gestionnaire, on ne va pas intervenir sur la réalité. On va continuer de se raconter une jusqu'à que ça implose ou que ça explose.
je vous invite à l'état numéro deux. Je l'appelle l'indécision inconsciente. L'indécision inconsciente en mots bien, bien simples, c'est qu'on comprend qu'il un problème. On a mis le doigt dessus, mais de façon inconsciente, on repousse le singe dans la cour des autres ou dans le futur et on ne décide pas, on n'agit pas. Donc, on connaît le problème, mais on fait rien à la paix. Donc ça, c'est une forme d'indécision inconsciente. On ne rend pas compte qu'on fait ça. En quelque sorte, ce n'est pas de notre faute.
on ne décide pas de faire autrement puis d'intervenir. L'état numéro trois, l'indécision consciente. Là, on le sait qu'il a un problème, on le sait qu'on a une décision à là on se dit, bien ça pourrait être ça, ouais mais ça pourrait être ça. Là on va aller faire de la formation, coaching, on va aller consulter pour prendre la bonne décision, on va faire des consultations dans l'équipe, puis là on va terse-verser puis...
On le sait qu'on ne prend pas notre décision, mais c'est peut-être parce qu'il nous manque d'informations. C'est peut-être parce qu'il nous manque de temps ou on veut tester quelque chose. Donc, c'est conscient qu'on ne prend pas la bonne décision. Par contre, attention ici, il faut faire attention de ne pas attendre la certitude parfaite. Il n'y a pas une décision que vous allez prendre avec une parfaite certitude que c'est la bonne très souvent, moi, j'entends ça.
⁓ c'était pas une super décision, mais au moment où je l'ai prise, c'était la meilleure. C'est ça, la faire avec une décision. On doit la prendre et l'assumer par la suite.
L'état numéro 4, la décision pleinement assumée. On sait qu'il un problème, on sait qu'on doit choisir entre A, B ou C. On le sait que ça ne sera pas parfait. On a suffisamment confiance en nous pour dire je choisis B, je vais de l'avant, je l'annonce et j'avance avec courage. C'est pas qu'on a complètement absence de doute. Ça fait partie de la vie d'un gestionnaire, le doute de ses décisions et je dirais à la limite, c'est sain.
Si on ne doute pas, vous savez ce que ça donne, on les voit passer aux nouvelles. Mais on ne laisse pas le temps, les autres, le contexte décidé pour nous. On prend notre leadership, on prend nos responsabilités en main et on pose action. Et là, l'indécision, c'est un fléau pour moi auprès de moi-même. Quand je m'auto-analyse, quand je fais mon journal du matin, je me rends compte.
yoït, chose, ça me pèse sur les épaules depuis des semaines. Ça m'empêche de bien dormir, pis je fais rien avec ça. Alors, l'indécision, là, c'est jamais neutre. C'est toujours un... pis c'est pour ça que Brooke Castillo dit toujours le miserable maybe, on se sent vraiment misérable. Pourquoi? Parce que ça nous coûte Ça nous coûte du temps, d'abord. Parce que quand on prend une décision pis qu'on pose action, bien, on a de la donnée.
On voit si ça fonctionne ou non, ça aide ou si ça aide pas, on peut rapidement prendre une autre décision et essayer quelque chose d'autre. Si ça fonctionne, on gagne du temps. De l'énergie mentale. Ça coûte l'énergie mentale parce que quand on a quelque chose qui nous fatigue, c'est dur de fermer cette porte-là dans notre cerveau. Ça continue de rouler nuit et jour. On ressort, on en parle à tout le monde, on reste pris avec ça. Il a comme quelque chose qui nous habite. Alors prendre une décision, veut dire, on n'a plus toute une énergie mentale qui sort comme une chaloupe percée.
des occasions manquées. Ça, malheureusement, pendant qu'on ne pas de décision, il a des choses qui se passent. Par exemple, si on ne se positionne pas, bien, on court le risque que quelqu'un, dans le temps que nous, on va peut-être évidemment se décider peut-être pas, mais la personne va se positionner, elle va prendre la place, elle va gagner du terrain. La crédibilité aussi. J'observe souvent...
auprès d'équipes, de partenaires, de clients, quand on travaille avec quelqu'un qui n'est pas décisionnel, que tout est flou, que tout va toujours bien, puis quand il a un problème, on pousse ça dans le futur, bien souvent on perd en crédibilité, on perd la confiance des autres parce qu'ils se disent « hey, quand ça va mal, cette personne-là n'est pas en mesure d'agir ». Et surtout ce qu'on perd, c'est la capacité d'apprendre. Quand on prend une décision, qu'on essaie quelque chose, c'est là qu'on fait des beaux gains en apprentissage sur qu'est-ce qui fonctionne, qu'est-ce qui fonctionne pas dans notre réalité. Alors là, comment on se rattrape? J'ai trois
Question que je vous invite à vous poser.
Alors petit outil autodiagnostique, j'aime bien ça vous faire travailler pendant le balado, allez chercher papier Pensez en ce moment à ce qui vous pèse le plus sur vos épaules, ok? Vous savez là, il quelque chose, une situation, un contexte, un problème qui vous pèse. Dans quelle zone de gestion est-ce que vous vivez cet inconfort en ce moment? Est-ce que vous êtes dans le total déni ou vous avez déjà pris une décision consciente?
Est-ce qu'il un investissement à faire? Une discussion difficile à avoir? Est-ce qu'une relation à challenger un petit peu, peut être un coactionnaire, un membre d'un conseil d'administration, un employé, un fournisseur, un client, quelque chose qui ne va pas et que vous n'avez pas Question numéro deux, est-ce que vous attendez après une certitude qui n'existera potentiellement jamais? Alors, si cette certitude
on veut aller la chercher à l'extérieur, bien moi je vous invite à aller à l'intérieur. C'est quoi vos émotions? En faites un petit ménage là-dedans. C'est quoi vos forces? Pour reprendre confiance en vous, la certitude devrait être, peu importe l'issue de cette décision, j'ai tout en moi pour y faire face.
Alors j'ai cinq petites questions auto-diagnostiques pour vous aujourd'hui. J'aime ça vous faire travailler dans le Question de Mérot 3. Est-ce que j'ai reçu du feedback d'une ou de plusieurs personnes qui pointaient dans la même direction? Des consultants, des collègues, des coactionnaires, conseils d'administration, des clients, des employés qui m'ont parlé d'une problématique et qui m'ont essayé de mettre la flashlight sur une situation et que là je me rends compte, ouplà, je ne veux peut-être pas la voir. Question de Mérot 4. Qu'est-ce que je ferais si j'avais un mindset d'ouverture à prendre?
Si vous vous donniez le droit de vous tromper, est-ce que vous décideriez avec une plus grande Si vous vous disiez « je suis vraiment capable d'apprendre, je ne plus voter si ça marche pas, je vais me réorganiser », mais quelle décision vous serez capable de poser aujourd'hui pour mettre fin ou transformer une situation inconfortable? Et finalement, quelle est la décision que vous reportez en ce moment? La vraie décision, celle qui vous garde debout la nuit, puis réfléchissez à quel est le
vrai coût de ne prendre cette décision-là. Qu'est-ce que ça vous coûte en énergie, en temps, en argent aujourd'hui de ne pas décider? Alors j'espère vous avoir ouvert une porte aujourd'hui à savoir est-ce que parfois ce qui freine votre plein développement, votre plein potentiel, autant votre carrière que celui de votre OBNL ou votre entreprise, est-ce que ça se peut que l'indécision en fasse partie?
Décider, même quand c'est imparfait, c'est vraiment ça qui nous donne de l'élan. Vous allez voir, quand vous hésitez en plein d'affaires, vous dites « OK, je m'en vais là », mais le cerveau gagne en clarté, le cerveau peut enfin se reposer, puis on peut poser action, puis au fur et mesure où on pose action, va gagner confiance en nous, confiance en notre décision.
Alors cette semaine, petit appel à l'action Qute. votre peut-être misérable, il se trouve à quel niveau, c'est quoi le contexte, la situation dans laquelle vous êtes en ce moment qui font que vous vous sentez pas nécessairement bien, puis vous sentez que ça freine votre plein
Puis si jamais tout est parfait dans le meilleur des mondes, bien je vous invite à poser des questions autour de vous. Consultants, collègues, coactionnaires, employés, allez voir qu'est-ce qui accroche, qu'est-ce qui ne pas. Peut-être que vous avez des lunettes roses, peut-être que vous êtes en phase déni, et ça, il que ça s'arrête, parce que c'est ainsi que vous allez pouvoir passer de l'indécision à la décision pleinement assumée. Sur ce, je vous invite, comme à l'habitude, à vous abonner au Balado, et je vous dis à la semaine prochaine. Bye bye!